Un peu d’histoire...
Le nom de la commune a des origines latines.
Il est mentionné pour la première fois en 936, puis en 943, dans une charte de l’Empereur Othon, confirmant à l’abbaye de Gorze la propriété de tous les domaines qui lui ont été donnés par Adalbero, Évêque de Metz, et par ses prédécesseurs.
Ainsi, on relève l’occurrence latine “Molendinum” -1186- qui désigne un moulin, partie de la réserve seigneuriale d’un domaine ou d’une villa (correspondant à la taille d’un village moderne).
La consonance latine disparut au xve siècle avec l’avènement de la graphie “mollin” à laquelle on ajouta en 1513, la particule de distinction “devant Metz”.
Le patronyme se figea en 1869 mais à l’instar des autres communes mosellanes, il se transforma sous l’influence allemande. Ainsi, on obtint successivement les formes “Moulins bei Metz” -1871- ou “Muhlen bei Metz” -1917-. Le centre historique de Moulins finit par retrouver sa dénomination originelle à la libération en 1944. Moulins-lès-Metz est aussi connue pour un de ses écarts, Préville.
Nicolas Dorvaux, dans son ouvrage “Les anciens pouillés du diocèse de Metz” -1902-, y fait référence et situe la naissance de la localité dans les écrits aux alentours de 1786 avec la mention “Le Hameau de la Vieille Moselle”.
Au début du xxe siècle, cette dernière appellation se transforma en “Préville”, dénomination que l’on connaît encore aujourd’hui.
A l’origine, ce quartier appelé Moulins-Alger, situé sur la rive droite de la Moselle, est constitué de quelques fermes, celles de Constantine et d’Alger par exemple dont il tire son nom, ainsi que de vastes étendues maraîchères propices à la culture de l’asperge.
C’est dans les années 60 qu’il prend véritablement son essor. Face à l’urbanisation grandissante et menaçante des grandes villes, la municipalité en place se bat pour conserver l’identité pastorale de ce lieu.
Le quartier Alger, doit devenir une ZUP comprenant 4500 logements.
Les élus s’opposent vigoureusement à ce projet et lancent la création d’une zone pavillonnaire avec centre commercial.
En quelques années, le quartier sort de terre. Des ballastières sont comblées et se transforment en collège et stade. L’aménagement autoroutier se met en place. En 1962, les élus décident du changement d’appellation, le quartier Moulins-Alger devient Moulins-Saint-Pierre.
En 2001, l’urbanisation de ce quartier s’étend sur une emprise de 14,5 ha grâce à la réalisation d’un lotissement résidentiel baptisé “les Trois Haies”, qui, à son terme, comportera 270 logements nouveaux et environ 1 millier d’habitants.